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mardi 7 septembre 2010

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Le train gaspésien reprend du galon
Gilles Gagné, collaboration spéciale, Le Soleil, le 26 février 2



Le service de repas chauds sera rétabli sur les trains des Maritimes. - Photothèque Le Soleil



(Carleton) VIA Rail rétablira d'ici Pâques un service permanent de repas chauds dans le wagon-restaurant du train Montréal-Gaspé. Ce retour à un service aboli en octobre constitue le premier résultat d'une rencontre tenue jeudi entre le président de VIA Rail, Marc Laliberté, et des meneurs gaspésiens.

Le deuxième résultat de la rencontre prendra forme sous peu. Un comité régions-VIA Rail visant à maintenir le lien de communication pour améliorer les services en Gaspésie sera créé.

Le président de la Société du chemin de fer en Gaspésie et maire de Gaspé, François Roussy, est sorti de la rencontre «assez satisfait».

«Il y a de l'ouverture. La rencontre nous a permis de voir un peu la volonté du nouveau président de mettre en place des mesures d'amélioration. Il reste que nous n'avons fait aucun gain. Nous sommes revenus au service que nous avions déjà. Des repas chaud sur une nappe, quelqu'un qui sert les passagers aux tables, c'est la normalité», dit M. Roussy.

Cette normalité signifie que le chef ne réintégrera son wagon que de juin à octobre et durant les Fêtes. Les repas chauds servis durant le reste de l'année seront préparés par un traiteur. «C'est ce service qui est offert sur le train Océan à longueur d'année», note M. Roussy à propos du train des Maritimes.

Le député fédéral de Gaspésie- Îles-de-la-Madeleine, Raynald Blais, précise qu'un autre point auquel les Gaspésiens tiennent, le retour d'un train quotidien, au lieu de trois fois la semaine, «a essuyé une fin de non-recevoir. Mais nous demandons une rencontre avec le ministre fédéral des Transports, John Baird, pour que soit amélioré le budget de VIA Rail».

Le comité régions-VIA Rail devrait tenir sa première réunion sous peu en Gaspésie. Cynthia Patterson, de Dignité rurale, se réjouit de cette ouverture, mais elle signale qu'elle avait approché le transporteur en 1992 à ce sujet.

«Le comité permettra d'échanger et de corriger des situations qui ne fonctionnent pas [...] VIA avait besoin de se faire pousser et nous l'avons fait [...] VIA est réticent à implanter de l'animation dans le train, ou des forfaits. Nous pouvons nous occuper de ces aspects et constituer le lien. VIA pourra traiter avec un seul intermédiaire», note Mme Patterson.

Malcolm Andrews, de VIA, explique le revirement de situation pour les repas au fait que «nous ne sommes pas sourds, pas aveugles [...] Nous sommes au courant des préoccupations des Gaspésiens. Notre but n'a jamais été de couper, couper, couper, mais de contrôler les coûts et exploiter le train à l'intérieur de son enveloppe budgétaire».

Le train a amélioré sa ponctualité au cours des derniers mois, dit-il, et VIA veut travailler avec le nouveau comité «pour viser des objectifs d'affaires».

Entre 26 000 et 30 000 personnes par an prennent le train gaspésien.