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mardi 7 septembre 2010

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Bientôt un insectarium au Bioparc de Bonaventure
Gilles Gagné, collaboration spéciale, Le Soleil, le 26 février 2



L'entomologiste Georges Brossard avec la directrice du Bioparc, Marie-Josée Bernard.


(Bonaventure) En plus de plaire aux skieurs et au secteur touristique, la Traversée de la Gaspésie créera sous peu des retombées durables dans le monde muséal, puisque l'entomologiste Georges Brossard enclenche la fondation d'un insectarium au Bioparc de Bonaventure.

Le fondateur de l'Insectarium de Montréal mijotait l'idée de voir les participants de la Traversée de la Gaspésie laisser un héritage permanent à la région. Il en a parlé à la présidente de l'événement, Claudine Roy.

«Une bonne journée, j'ai dit à Claudine qu'il faut laisser autre chose que de l'argent en Gaspésie [...] Dans les 200, 300 ou 400 participants à la Traversée, il y a une richesse, et elle dépasse l'argent. Regardez Julie Payette, Isabel Richer. J'ai pensé à un insectarium en Gaspésie», dit-il.

Il a ensuite demandé à Claudine Roy de lui trouver une place à Gaspé. «C'est là qu'il passe le plus de monde. Elle était plus ou moins favorable. Elle n'a pas trouvé d'endroit, mais elle voulait regarder ailleurs, ce qui donne une idée de la dimension gaspésienne qu'elle donne à la Traversée», dit-il.

La directrice du Bioparc, Marie-Josée Bernard, a eu vent du projet d'insectarium. «Nous avons un désir de développement», note-t-elle. Le contact établi avec Claudine Roy et Georges Brossard a été fructueux.

«En une journée de relations humaines, ça fonctionne tellement bien que je mesure la bâtisse [...] L'insectarium, ce n'est pas le bébé de Georges Brossard, c'est le bébé de la Traversée, s'enflamme-t-il. Tous les éléments sont là. Il y a une ouverture, un lien établi entre le Bioparc et moi, et des gens intéressés. Ils ont tout sur place.»

Georges Brossard donnera des centaines de spécimens au futur insectarium. «Il y aura 20 espèces vivantes au départ, dont plusieurs scorpions.» Il prévoit que 25 % des spécimens seront indigènes à la Gaspésie et au Québec, dont le Papilio Brevincanda Gaspensis, un papillon unique à la Gaspésie.

L'insectarium sera aménagé dans le bâtiment principal du Bioparc. «On ajoute une autre dimension, intérieure celle-là. Quand il pleuvra, au lieu de virer de bord, les gens iront voir les insectes. Quand ils auront fini la visite, il ne pleuvra plus et ils iront voir les animaux dehors», assure M. Brossard.

Il faudra moins de 200 000 $ pour aménager l'insectarium. «L'ouverture sera déterminée à partir du financement. C'est vite un peu pour le début de l'été, mais nous voudrions que ce soit cette année», signale Marie-Josée Bernard.

Plus de 22 000 personnes ont visité le Bioparc en 2009 et l'insectarium devrait hausser cet achalandage de 15 %, croit-elle.